Avoir un enfant mort-né quintuple le risque de récidive
Une nouvelle étude explique que ce risque de mortinatalité, c'est-à-dire le décès du foetus après 20 semaines de grossesse, lequel se produit dans environ une grossesse sur 160, est presque quintuplé chez les femmes ayant donné naissance à un enfant mort-né lors d'une grossesse précédente.
Pour faire le point sur ce risque, des chercheurs de l'Université d'Aberdeen ont réalisé une méta-analyse de 16 études (13 études de cohorte et 3 études cas-témoin), concernant au total 3.412.079 femmes enceintes. Parmi ces femmes, 0,7% (24.541) avaient un antécédent d'enfant mort-né.
Les résultats sont édifiants, puisque, en première analyse, les femmes ayant perdu leur foetus lors d'une précédente grossesse ont près de 5 fois plus de risque de mettre encore au monde un enfant mort-né (2,5% vs 0,4% de celles ayant accouché sans problème auparavant). Les résultats sont sensiblement les mêmes si l'analyse est limitée aux deux premières grossesses. Le risque est encore plus élevé en cas de diabète ou d'hypertension. Il peut par ailleurs être modifié par la réduction de deux facteurs d'influence connus que sont le tabac et l'obésité.
Ces résultats induisent plusieurs implications : la nécessité de soins supplémentaires et particuliers pour les grossesses suivant une mortinaissance, la suppression des facteurs de risque liés au mode de vie et plus de recherche sur les causes de la mort, souvent difficiles à établir avec certitude, de manière à mieux cibler les interventions.