Le stress post-traumatique accroît le risque d'AVC chez la femme
Au terme d'une étude (1) réalisée sur plus de 50.000 personnes pendant 20 ans, les auteurs américains constatent que les femmes ayant au moins quatre symptômes de stress post-traumatique ont un taux de maladies cardiovasculaires 60% plus élevé que celles n'ayant pas été exposées à des événements traumatisants. Par ailleurs, le taux de maladies cardiovasculaires est 45% plus élevé chez les femmes ne souffrant pas de stress post-traumatique mais ayant rapporté des événements traumatisants. Enfin, une fois sur deux, il y a des facteurs associés comme l'obésité, le tabagisme, l'absence d'exercice ou l'hypertension artérielle.
Selon le Pr Sumner, le principal message à retenir est que le stress post-traumatique, généralement considéré comme un problème psychologique, a aussi un impact important sur la santé physique, et plus particulièrement sur le risque cardiovasculaire.
Une autre étude (2), suédoise celle-là, menée sur la souris, révèle que trop ou trop peu de protéines FoxF2 accroît le risque de survenue de différents défauts dans les plus petits vaisseaux sanguins du cerveau et donc de développer l'AVC.
Les chercheurs ont également relevé que des changements majeurs dans une région du chromosome 6 ont déjà été associés, chez l'Homme, à un risque important d'AVC, mais sans parvenir à identifier précisément le ou les gènes impliqués dans ce risque. Le gène FoxF2 est donc un candidat très intéressant, car il est situé en plein milieu de cette région chromosomique.