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Faut-il prescrire ou non des AINS?

Les AINS sont le traitement de référence quelle que soit l'atteinte, axiale ou périphérique, quel que soit leur mode d'action, sélectif (COX 2) ou non sélectif (COX 1/COX 2). Le profil de tolérance est variable selon la molécule et selon les patients et la question que beaucoup de cliniciens se posent est de savoir si dans un traitement long terme, les AINS ont leur place?

24 août 2015

Si l'on se retranche derrière les recommandations EULAR, l'utilisation des AINS ne fait aucun doute chez les patients avec une maladie active (BASDAI >/=4), pour leur effet sur les rachialgies inflammatoires et la raideur. Au-delà de l'efficacité symptomatique, les AINS pourraient également ralentir la progression radiographique sur base du score mSASSS (Modified Stoke Ankylosing Spondylitis Spinal Score). Mais le point le plus préoccupant est évidemment le risque de troubles fonctionnels (dyspepsie, nausées, gastralgies) qui concernent 10 à 20% des patients sous AINS.

Une évidence?
L'étude EVIDENCE non interventionnelle s'est intéressée aux taux d'événements gastro-intestinaux chez 4.144 patients adultes mis sous AINS et présentant un diagnostic d'arthrose (85%), de polyarthrite rhumatoïde (11%) de spondyloarthrite (3%) ou une combinaison de ces différentes pathologies (1%). Avec un suivi de 6 mois, on observe une incidence de 18,5 par 100 personnes-années pour les événements GI non compliqués et 0,7 par 100 personnes-années pour les événements sévères (hémorragie digestive, diverticulite, ulcère perforé). Les complications au niveau du tractus GI supérieur sont plus fréquentes que celles du tractus inférieur (12% versus 1%) avec un follow-up médian de 182 jours. A signaler aussi le faible taux d'événements cardiovasculaires rapportés dans cette étude.
Une minorité de patients (28%) est sous traitement par IPP à l'inclusion, ce qui témoigne d'un faible suivi des recommandations publiées en matière de gastro-protection alors qu'on sait très bien que les IPP peuvent diminuer de près d'un tiers le risque d'événements GI.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24351518

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