Les mutuelles à la diète
Dans Le Soir, le patron des Mutualités socialistes, Jean-Pascal Labille, s'insurge contre les économies demandées aux organismes assureurs, de l'ordre de 10% de leurs frais de fonctionnement, soit 100 millions. Si l'on ajoute le tax-shift, " la sécu est en danger ", affirme-t-il.
A l'occasion des Fêtes de la Solidarité organisées ce week-end par Solidaris/Mutualité socialiste, Le Soir a interviewé Jean-Pascal Labille. L'intéressé justifie d'abord l'initiative d'organiser cette grande fête de la convivialité qui n'est pourtant pas le core business d'une mutuelle.
Il se plaint ensuite des efforts demandés aux mutualités (100 millions) sans concertation, ce qui, avec la baisse de la norme de croissance des soins de santé à 1,5%, constitue une attaque contre la sécurité sociale. Il estime celle-ci " en danger " si l'on ajoute les menaces que fait peser le tax-shift sur le financement de la sécu puisqu'il prévoit une baisse des cotisations sociales, notamment patronales. Il craint l'avènement d'une société " duale ".