Parkinson : la maladie serait liée à un " burn-out " cellulaire
Depuis trois années, une équipe de l'Université de Montréal cherche à identifier les mécanismes en cause dans la maladie de Parkinson et à confirmer l'hypothèse de la " surchauffe " de certains neurones cérébraux.
La clé : les mitochondries, ces usines à énergie microscopiques qui permettent aux cellules de croître et qui fournissent le " carburant " nécessaire à l'activité des neurones, comme le largage de dopamine.
En se concentrant sur certaines zones cervicales bien précises dont la substance noire compacte (locus niger), le locus ceruleus et le noyau dorsal du nerf vague, les scientifiques ont découvert que le " burn-out " des mitochondries est dû à des neurones très complexes comptant un nombre élevé de prolongements et de sites de libération des neurotransmetteurs.
Vulnérables, ces neurones forcent les mitochondries à tourner à plein régime pour produire de l'énergie, ce qui expliquerait une usure cellulaire accélérée et l'apparition des premiers symptômes de la maladie de Parkinson. D'un point de vue évolutif, certain de nos neurones ne sont en effet pas programmées pour durer 80, 90 et même 100 ans comme on le voit de plus en plus.
Cette étude ouvre la voie à une meilleure compréhension de la maladie de Parkinson, à la création de modèles animaux qui font encore défaut et au développement de médicaments capables de calmer la surchauffe.