Sclérose en plaques : le manque de vitamine D double le risque
Une vaste étude canadienne confirme l''hypothèse selon laquelle une déficience en vitamine D contribuerait au développement de la sclérose en plaques (SEP).
De précédents travaux avaient déjà montré une corrélation entre carence en " vitamine du soleil " et SEP, cette maladie auto-immune dégénérescente étant en effet beaucoup plus fréquente chez les populations bénéficiant d'une faible exposition solaire. Mais ils ne prouvaient pas que ce lien était de cause à effet et ils n'éliminaient pas des explications alternatives.
Dans la présente étude, les chercheurs se sont penchés sur des facteurs de risque d'origine génétique et ils ont utilisé une technique appelée randomisation mendélienne pour vérifier, avec le moins de biais possible, l'association entre les niveaux génétiquement réduits de vitamine D et la susceptibilité à la SEP. Cette approche permet d'éviter en grande partie le risque de confusion ou de causalité inverse.
L'équipe de Brent Richards a analysé le taux sanguin d'un marqueur de la vitamine D (la 25-hydroxyvitamine D ou 25OHD), chez 14.498 malades atteints de SEP et 24.091 personnes en bonne santé. Un déficit en 250 OHD est provoqué par des prédispositions génétiques, et non par des causes environnementales.
Conclusion : les personnes ayant des niveaux de vitamine D génétiquement plus faibles ont un risque deux fois plus grand de développer la maladie. Reste à déterminer si une supplémentation en vitamine D pourrait prévenir l'apparition d'une SEP, ou du moins en ralentir l'évolution. Des essais cliniques sont actuellement en cours.