Seuls 605 étudiants en médecine pourront passer en 2e

La principale " innovation " de cette rentrée académique est la mise en place d'un mécanisme de sélection en fin de 1er BAC. Concrètement, lors de la session de juin prochain, tous les étudiants inscrits en 1er Bac devront présenter un concours à l'issue duquel seuls les 605 meilleurs seront autorisés à passer en 2e année de médecine (et 89 en dentisterie). L'annonce de ce filtre drastique a déjà entraîné une réduction de 25% du nombre d'étudiants inscrits au test préalable aux études de médecine organisé cet été.
Ce filtre devrait également régler le problème de la surpopulation estudiantine dans la filière vétérinaire. Dimensionnée pour accueillir 250 étudiants maximum, la faculté vétérinaire de l'ULg, la seule à organiser le master en santé animale, en accueille actuellement pas loin de... 400 venus des quatre universités qui organisent le Bac, ce qui nuit logiquement au niveau de formation pratique des futurs vétérinaires.
"Je pense qu'il faudra limiter le nombre d'étudiants après un an, comme cela vient d'être décidé pour les études de médecine", plaide Albert Corhay à titre personnel. "Mais les autres universités ne voient pas pourquoi elles devraient limiter leur nombre d'étudiants. Chacune voit son portefeuille: des étudiants en moins, c'est de l'argent en moins...".
L'année qui s'ouvre devrait enfin voir atterrir un autre dossier d'envergure: celui de la réforme des études d'infirmier.
Une directive européenne de 2013 a défini les normes communes minimales de formation de cette filière afin de permettre aux infirmiers et infirmières d'exercer sur l'ensemble du Vieux continent.
La Fédération Wallonie-Bruxelles a jusqu'au 18 janvier 2016 pour adapter le cursus de formation et le mettre en conformité avec le prescrit européen. Ces nouveaux programmes doivent être prêts pour la rentrée de 2016 au plus tard.