L'hépatice C aurait terrassé le mollah Omar
Le mollah Omar est mort "de cause naturelle" après avoir été infecté par l'hépatite C, a déclaré son fils Yacoub dans une tentative de mettre fin à la polémique sur le décès du fondateur des talibans afghans et allié de Ben Laden.
L'annonce à la fin juillet du décès du mollah Omar, qui remonte à 2013, avait plongé la rébellion islamiste afghane dans une vaste controverse, des commandants accusant la direction du mouvement de leur avoir menti pendant deux ans sur le sort de leur leader et d'avoir usurpé son identité en lui attribuant à tort des déclarations.
Ces accusations visaient surtout le mollah Akhtar Mansour, bras droit du mollah Omar devenu son successeur au cours d'un processus de désignation jugé "non consensuel" et "expéditif" par certains commandants menés par Yacoub, le fils aîné du fondateur des talibans.
Cette controverse a nourri les théories diverses, certains combattants suggérant qu'il avait été assassiné.
Dans un message audio diffusé dimanche soir, Yacoub soutient que son père avait été diagnostiqué avec l'hépatite C et s'est éteint en Afghanistan, et non au Pakistan comme le soutiennent les services secrets afghans, au terme d'une longue maladie.
"Je peux vous assurer qu'il est mort de cause naturelle. Il n'a pas été tué par des doyens au sein de l'Emirat (le nom officiel des talibans) ou par des ennemis à l'extérieur de l'Emirat", a déclaré le mollah Yacoub. "Il est mort rapidement lorsque sa santé s'est détériorée."