Cancer du col de l'utérus : l'ISP recommande la prudence à propos des kits d'auto-prélèvement
L'Institut de santé publique (ISP) recommande dans un communiqué lundi que soient menées des études pilotes "avant d'envisager" le déploiement des kits d'auto-prélèvement du cancer du col de l'utérus. Les scientifiques de l'ISP ont en effet constaté dans une étude "des écarts importants" entre les différents pays et régions concernant leur usage.
Si, dans de nombreux pays, des programmes organisés de dépistage permettent de réduire l'incidence de ce cancer, "le taux de couverture de ces programmes n'est pas encore optimal". Par exemple en Belgique, "40% des femmes ne participent pas régulièrement à un programme de dépistage", souligne le Dr. Marc Arbyn.
L'Institut a analysé 16 études réalisées dans différents pays afin d'évaluer "l'efficacité de l'envoi à domicile de kits d'auto-prélévement" pour ce type de cancers. Cette forme de dépistage "laisse envisager un taux de couverture plus élevé".
Selon l'ISP, les études analysées montrent bien un taux de participation plus élevé chez les femmes ayant reçu un kit d'auto-prélèvement. Mais des écarts "importants" sont constatés entre les différentes régions géographiques étudiées. Le taux de participation des femmes varie ainsi de 6% à Londres à 34% en Suède.
C'est pourquoi l'ISP plaide pour des études-pilotes "préalablement à toute généralisation de l'envoi de kits d'auto-prélèvement à domicile".
En Belgique, la Flandre mènera dès l'automne un projet-test basé sur l'envoi à domicile, auprès d'un groupe-cible, de matériel d'auto-prélèvement.