Nouvelles cibles pour l'Alzheimer : neuf facteurs de risque et l'êta-amyloïde
Obésité, tabagisme, athérosclérose des artères carotides, diabète de type 2, faible niveau d'éducation, dépression, hypertension artérielle, taux d'homocystéine élevé dans le sang et fragilité générale : ces neuf facteurs de risque, potentiellement modifiables, ont retenu l'attention d'une équipe sino-américaine. (1) Ils seraient impliqués dans deux tiers des cas de maladies de démence du type Alzheimer.
Les chercheurs ont répertorié 16.901 articles scientifiques dans les bases de données. Ils ont fini par retenir 351 publications, les plus pertinentes selon eux, pour un total de quelque 5.000 participants. En tout, ce sont 93 facteurs de risque qui étaient concernés dans ces études publiées entre 1968 et 2014.
En déterminant l'importance relative des articles, notamment en fonction de leur solidité méthodologique, et en recoupant divers résultats, les auteurs sont parvenus à ne retenir que neuf de ces facteurs. Ils appellent désormais à réaliser des essais randomisés pour confirmer leurs résultats et les bénéfices d'une stratégie de prévention qui serait fondée sur le contrôle de ces facteurs de risque.
Concernant la maladie d'Alzheimer, signalons encore l'intérêt d'une autre étude (2) menée par une équipe franco-allemande. Ses auteurs viennent de découvrir que l'APP (amyloid precursor protein), une grande molécule de laquelle dérive la protéine bêta-amyloïde, peut générer un type de molécule inédit, l'êta-amyloïde, qui entrave un processus clef de la mémorisation et semble donc aussi avoir un effet délétère sur le cerveau.