50 ans du GBO : Maggie De Block rappelle les grands chantiers de son quinquennat
Pas d'annonce spectaculaire de Maggie De Block au Jubilée du Groupement belge des omnipraticiens samedi à Perwez : rappel d'une refonte de la nomenclature, délimitation des tâches via l'aménagement de l'ex-AR 78, cadastre dynamique des médecins et réforme du financement hospitalier.
A l'occasion de l'assemblée générale du groupement belge des omnipraticiens (GBO) qui fête son cinquantième anniversaire, la ministre fédérale de la Santé publique a évoqué samedi, à Orbais (Perwez, Brabant wallon), quelques réformes qu'elle compte mettre en oeuvre dans le cadre de l'organisation des soins de santé.
Pour répondre aux évolutions de la société, dont le vieillissement de la population, Maggie De Block annonce d'importantes réformes organisationnelles.
"La nomenclature nécessite une restructuration et un rééquilibrage. Elle pourrait aussi gagner en simplicité et en facilité. Et nous devons réfléchir à la manière dont elle pourrait mieux coller à l'organisation des soins de santé d'aujourd'hui, notamment en mettant davantage l'accent sur la concertation et les prestations intellectuelles", précise la ministre, ajoutant que l'organisation, la délimitation des tâches et la planification des professions de soins y sont étroitement liées.
"Grâce à la révision de l'arrêté royal n°78 sur les professions de soins, nous voulons parvenir à une délimitation des tâches logique et claire entre les différentes professions de soins. Entre-temps, nous avons aussi élaboré des cadastres dynamiques pour les médecins et plusieurs autres professions de soins. Ces cadastres doivent nous permettre d'estimer de manière correcte et réaliste les besoins futurs sur le terrain", précise encore Maggie De Block.
Dans le cadre de la réforme du financement des hôpitaux et du repositionnement de l'hôpital dans le paysage de soins, elle estime que le milieu hospitalier ne peut pas être un point d'arrivée dans les soins aux patients, ceux-ci devant disposer des meilleurs soins, à domicile dans un contexte ambulatoire ou dans un hôpital. "Cette réforme nécessite une harmonisation du passage entre le contexte ambulatoire et les soins hospitaliers. Il faut développer les soins préliminaires et les soins de suivi et encore mieux collaborer entre professions de soins", conclut la ministre.
Retrouvez dans le Jdm de vendredi notre reportage sur les 50 ans du GBO.