Le KCE émet de nouvelles recommandations pour le diagnostic, le traitement et le suivi du cancer du rein
Le Centre Fédéral d'Expertise des Soins de Santé (KCE) publie un guide de pratique clinique sur le diagnostic, le traitement et le suivi du cancer du rein, soutenu par la Société belge d'urologie. La chirurgie reste le traitement de référence ; les interventions peu invasives (laparoscopie) et la néphrectomie partielle sont préférables chaque fois que c'est possible. Lorsque le cancer a évolué et que la maladie est devenue métastatique, l'arsenal des thérapies moléculaires ciblées constitue une avancée capitale dans le traitement de ces patients.
Le cancer du rein, relativement peu fréquent, représente le 3e cancer urologique après ceux de la prostate et de la vessie. En Belgique, 1.660 nouveaux cas ont été enregistrés en 2012.
L'amélioration des techniques d'imagerie médicale telles que les ultrasons et la tomodensitométrie a largement contribué à une importante augmentation du nombre de cas diagnostiqués fortuitement.
Le guide de pratique clinique publié aujourd'hui par le KCE, basé sur la littérature scientifique récente, formule des recommandations destinées aux professionnels de la santé concernés par le diagnostic, la stadification, le traitement et le suivi des patients (adultes) atteints de ce cancer.
La chirurgie reste le traitement de référence ; les interventions peu invasives (laparoscopie) et la néphrectomie partielle sont préférables chaque fois que c'est possible. Comme souvent, ces options chirurgicales auront les meilleures chances d'être menées à bien si elles sont confiées à des chirurgiens qui ont la maîtrise et l'expérience de ces techniques particulières. Certaines techniques locales (radiofréquence, cryoablation) peuvent être utiles pour les patients en mauvais état général.
Lorsque le cancer a évolué et que la maladie est devenue métastatique, il n'est plus question d'envisager ces chirurgies curatives. L'arsenal des thérapies moléculaires ciblées (aussi appelées " traitements personnalisés ") s'est considérablement étoffé ces dernières années et constitue une avancée capitale dans le traitement de ces patients.
Lorsque l'on s'oriente vers une prise en charge palliative, c'est sur la qualité de vie que doit se focaliser l'équipe soignante.
La diffusion des recommandations du KCE sera soutenue par le Collège d'Oncologie et par les organisations professionnelles et scientifiques qui ont participé à leur élaboration, à savoir les Sociétés belges d'urologie, d'oncologie médicale et chirurgicale, de radiologie, de pathologie et de radiothérapie.
Ces associations professionnelles pourront idéalement convertir les recommandations en outils pratiques adaptés aux besoins spécifiques des prestataires de soins qu'elles représentent, et les diffuser via des sessions de formation médicale continue.