Les inscriptions en 1er BAC en baisse de 15% par rapport à l'an dernier

Le nombre d'inscriptions en 1er année d'études de médecine était, au 1er octobre dernier, en baisse de l'ordre de 15% par rapport à l'année passée, vraisemblablement en raison de l'instauration dès cette année d'un filtre aux études de médecine.
Ces chiffres ont été livrés mardi matin par le ministre de l'Enseignement supérieur, Jean-Claude Marcourt, qui a dit les tenir des doyens des facultés de médecine.
M. Marcourt ne dispose toutefois pas encore d'une répartition des évolutions d'inscriptions par établissements universitaires, a-t-il indiqué en réponse à une question du député Jacques Brotchi (MR).
Les inscriptions dans l'enseignement supérieur sont encore possibles jusqu'à la fin de ce mois d'octobre, mais M. Marcourt ne s'attend pas une inversion de tendance d'ici là.
En juin prochain, tous les étudiants de 1er BAC seront soumis à un concours qui ne permettra plus qu'aux 605 meilleurs de poursuivre leurs études de médecine (et 89 en dentisterie).
Ce mécanisme de sélection vise à mieux faire coïncider le nombre de médecins diplômés en Fédération Wallonie-Bruxelles avec le contingentement fédéral de praticiens.
Interrogé également sur le test d'évaluation préalable aux études de médecine d'application depuis 3 ans maintenant, M. Marcourt a annoncé avoir demandé à l'Académie de recherche et d'enseignement supérieur (ARES) d'évaluer les modalités de ce test que très peu d'étudiants réussissent, notamment en physique.
Selon la fédération étudiante UNECOF et ainsi que le comité inter-universitaires des étudiants en médecine (CIUM), les questions posées lors de ce test ne sont pas du tout adaptées aux besoins.