TPO : Maggie De Block rappelle les médecins à l'ordre, l'Absym s'étrangle
La ministre de la Santé publique, Maggie De Block, ne tolère pas que certains médecins évitent de ne faire payer que le tiers payant à des patients en difficultés financières. "Les médecins ne sont pas au dessus des loi", déclare Maggie De Block, vendredi dans De Standaard et Het Nieuwsblad. Elle les enjoint même d'abandonner le TP à 1 et 1,5 euro. L'Absym qui rappelle n'avoir jamais appelé à la désobéissance civile, veut négocier des modalités du TP avec la ministre. Les médecins ne l'ont pas attendue pour pratiquer le TP aux patients nécessiteux, rappelle Moens.
"J'ai beaucoup de respect pour la liberté thérapeutique mais ce n'est pas aux médecins de décider qui se trouve en difficultés financières. La loi est la loi et elle doit être respectée", ajoute la ministre.
Enfin, la ministre suggère même aux médecins de laisser tomber le tiers payant de 1 ou 1,5 euro. "Les médecins peuvent et doivent agir comme cela. Etre médecin, c'est un métier social".
Pour les distraits, rappelons que depuis le 1er octobre dernier, les médecins généralistes doivent appliquer le tiers payant pour leurs patients bénéficiant de l'intervention majorée (BIM) venant les consulter au cabinet. Cette mesure obligatoire concerne environ 1,9 million de personnes.
Marc Moens, interrogé par Belga, trouve l'avertissement de la ministre " bizarre ". En effet, " non seulement les médecins appliquent le TP pour les 1,9 millions de patients qui y ont droit eu égard à leur statut Bim mais aussi pour de nombreux autres patients dans la précarité qui n'y ont pas droit. Les médecins connaissent la situation des patients mieux que quiconque. " Mais d'une généralisation qui ferait perdre 4 à 6 pourcents des honoraires, " il n'en est pas question ".
Moens rappelle que l'Absym n'a jamais appelé à la " désobéissance civile " bien que certains membres à la base de son mouvement aient voté en ce sens.
" Nous pensons que la loi doit être adaptée. C'est pourquoi l'Absym a demandé audience auprès de la ministre. " Son souci est de ne pas exclure les " vieux " médecins non informatisés mais ayant encore une forte pratique. De même, un formule opt-out doit être discutée pour certains patients.