L'intoxication au plomb peut se transmettre sur deux générations
Une exposition régulière au plomb peut engendrer le saturnisme chez les personnes concernées. Cette intoxication est susceptible de causer de graves problèmes de santé, entre autres chez le foetus comme le montre une nouvelle étude américaine.
Après analyse des échantillons sanguins collectés auprès de 35 couples mère-enfant de l'Etat du Michigan, les chercheurs mettent en garde contre le risque de contamination du futur bébé par voie placentaire, le passage de faibles quantités de plomb pouvant altérer le développement foetal et le déroulement de la grossesse.
Leur travail confirme les dangers pour le bébé déjà mis en avant précédemment, à savoir les risques de malformation cérébrale, des os et des organes chez le foetus, d'avortement, de prématurité et de troubles du développement et du comportement dans l'enfance.
Mais surtout et, c'est un fait nouveau, les auteurs sont les premiers à suggérer une transmission transgénérationnelle du saturnisme. Considéré au niveau européen comme toxique pour la reproduction humaine, le plomb pourrait en effet non seulement affecter les cellules des enfants mais aussi, dans une moindre mesure, celles des petits-enfants.
Cette transmission sur deux générations serait d'ordre épigénétique, c'est-à-dire que les modifications du patrimoine génétique ne seraient pas liées aux gènes mais au contexte et à l'environnement, et en l'occurrence ici à l'exposition au plomb.