Former les médecins aux mutilations génitales
Christie Morreale a déposé une proposition de résolution à la Fédération Wallonie-Bruxelles enjoignant à introduire dans le cursus médical la problématique des mutilations génitales. Elle devrait être adoptée ce mercredi, rapporte La Meuse. La députée estime en effet que les mutilations génitales concernent aujourd'hui l'Europe et non plus seulement l'Afrique sub-saharienne en raison des immigrations en provenance de ces pays.
S'exprimant dans La Meuse, la députée Morreale explique ces mutilations génitales ne sont pas si faciles à distinguer : " Et comme les médecins ne sont pas formés pour voir détecter ces mutilations génitales, ils ne peuvent pas parler du problème avec leurs patientes pour éviter que cette tradition se perpétue."
Le quotidien estime actuellement à 4.000 le nombre de petites filles vivant en Belgique qui risquent de subir ou ont déjà subi des mutilations génitales. "Cette pratique est évidemment interdite, mais certains profitent de leur retour au pays pendant les vacances pour faire exciser leurs filles ", poursuit la députée. Pour de nombreuses femmes qui en ont été victimes, cette pratique apparaît en effet comme tout à fait normale. Elles sont persuadées que cette tradition est observée par tout le monde. Il faut donc pouvoir leur en parler pour faire cesser ça."
Le centre de planning familial de la rue des Carmes à Liège emploie justement des médecins formés à ces mutilations génitales. Le centre est en contact avec l'hôpital de la Citadelle. Il va à la rencontre des femmes africaines qui viennent d'accoucher et qui sont concernées.