L'Eglise de Scientologie accusée de pratique illégale de la médecine sur base des "théories" de Ron Hubbard
"J'étais responsable de la prescription des doses de vitamines que les paroissiens devaient prendre pendant leur programme de purification mais pour moi ce n'est pas un acte médical", a déclaré l'une des prévenues mardi, devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, contestant la prévention de pratique illégale de la médecine pour laquelle elle comparait, entre autres. Onze membres et anciens membres de l'Eglise de Scientologie belge, ainsi que l'asbl Eglise Scientologie Belgique et l'asbl Eglise Scientologique Europe elles-mêmes, sont prévenus notamment de faits d'escroquerie et de pratique illégale de la médecine.
"Je me basais sur les écrits de Ron Hubbard (fondateur de l'Eglise de scientologie) et sur mes propres lectures", a expliqué la prévenue, membre de l'Eglise de Scientologie.
Cette dernière était l'une des responsables des informations données aux paroissiens de l'Eglise de Scientologie belge concernant les doses de compléments alimentaires à ingérer. Cet acte fait partie, en scientologie, d'un "programme de purification".
"J'avais bien lu que les vitamines en elles-mêmes n'étaient jamais un problème. Ce qui peut causer des soucis c'est quand elles sont mal équilibrées", a déclaré la prévenue.
"J'étais responsable de la prescription des doses de vitamines que les paroissiens devaient prendre pendant leur programme de purification mais pour moi ce n'est pas un acte médical", a-t-elle précisé au président du tribunal qui l'a interrogée sur les effets secondaires néfastes que certains ont ressentis après avoir pris ces substances.
La prévenue a encore affirmé au tribunal que le coût de ce programme de purification était de l'ordre de 150.000 francs belges, soit un peu plus de 3.550 euros.