Concours de médecine: le CIUM dénonce une "boucherie"
Le Comité inter-universitaire des étudiants en médecine (CIUM) a déploré dans un communiqué, la décision "arbitraire (et prise) sans concertation avec les représentants étudiants en médecine" d'imposer aux étudiants de première année le passage au cours de la même journée de sept épreuves du concours qui leur permettra d'accéder à la deuxième année. Ils dénoncent une boucherie.
Le concours de médecine entrera en vigueur pour la première fois en juin 2016 et ne laissera passer que 605 étudiants sur environ 3.000 en première année dans les universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Il a été instauré pour réduire le nombre d'étudiants en raison du nombre limité de numéros Inami, indispensables pour exercer la profession de médecin.
Les universités francophones, avec le consentement de l'académie de recherche et de d'enseignement supérieur, ont décidé de faire passer cette épreuve en une seule journée pour des raisons de sécurité juridique. Les étudiants de trois universités l'ont déjà rejeté, estimant qu'il s'agit d'une "boucherie". Les doyens de médecine avancent eux que ces épreuves-synthèse ne sont pas "disproportionnées".
"Alors que les étudiants sont déjà sous pression, cette mesure déguisée ayant pour but de favoriser l'échec constitue une difficulté supplémentaire imposée aux étudiants qui sont déjà victimes de l'immobilisme fédéral sur la question de l'élargissement des quotas fédéraux", regrette le CIUM.
Ses représentants informeront les étudiants sur la situation dans les prochains jours. "Des actions sont possibles et nous solliciterons une rencontre avec le collège des Doyens et le ministre de l'Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt", conclut-il.
Le concours qui doit permettre aux étudiants en première année de médecine d'accéder à la deuxième année se composera, en moyenne, de sept épreuves à passer lors de la même journée, annonce le Cium par communiqué. Les étudiants des universités de Liège, Mons et Namur ont rejeté à plus de 90% cette disposition, mais les recteurs et doyens se défendent en expliquant qu'il s'agit de la seule manière de procéder.
Le texte, qui doit encore être approuvé par le politique, passera en seconde lecture devant le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles la semaine prochaine.