Un étudiant belge sur cinq court un risque de dépression

On entend souvent dire que la période universitaire serait la plus belle période de la vie mais ce n'est pas le cas pour tous si on en croit la première grande enquête sur les problèmes émotionnels des étudiants de notre pays. Menée par la KUL auprès de 8.000 jeunes, suivis pendant trois ans à partir de l'année académique 2012-2013, cette enquête montre que certains d'entre eux se retrouvent en pleine détresse psychologique.
Une telle détresse prend souvent sa source dans la difficulté de transition entre l'enseignement secondaire et le supérieur. " A leur arrivée dans le supérieur, les jeunes sont confrontés à de nombreux défis ", explique le professeur Ronny Bruffaerts, du centre psychiatrique universitaire de la KUL. " Ils sentent la pression de réussir, la structure familière du secondaire disparaît, ils doivent construire un réseau social et apprendre à étudier. "
Les chiffres de l'enquête sont édifiants. Un cinquième des étudiants qui suivent un cursus à l'université ou en haute école court le risque d'une dépression, et un sur six souffre d'angoisse. Par ailleurs, un étudiant sur sept souffre de troubles psychologiques, un sur 20 pense parfois au suicide et un sur cent a déjà fait une tentative.
Inquiétant aussi : 75% des étudiants qui souffrent de dépression ou ont des pensées suicidaires au cours de leur première année d'étude ont encore de telles pensées trois ans plus tard. Pourtant seul un sur cinq cherche de l'aide. C'est la raison pour laquelle la KU Leuven a créé " MindMates ". Ce projet de sensibilisation à la santé mentale a pour but d'aider les étudiants à affronter leurs problèmes et le risque de dépression.