Menace terroriste: vigilance accrue mais activités maintenues à l'hôpital Erasme
L'alerte terroriste de niveau maximal en région bruxelloise a évidemment des conséquences sur le fonctionnement d'Erasme. L'hôpital anderlechtois précise n'avoir annulé aucune consultation mais a strictement restreint l'accès et renforcé la surveillance.
Depuis la décision prise dans la nuit de vendredi à samedi par l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace de maintenir le niveau d'alerte terroriste à son maximum en région bruxelloise, la direction d'Erasme a mis en place certaines mesures préventives et temporaires.
" Le personnel entre uniquement via des points d'accès où le badge est nécessaire. Pour la patientèle, l'accès est limité à deux entrées majeures, à savoir le hall principal et l'entrée du service des urgences ", détaille Sophie Coppens, responsable de la communication.
Le gardiennage a été renforcé aux entrées de l'hôpital, les gestionnaires ont rappelé au personnel les principes de précaution, tel que le port du badge avec la photo bien visible, et le dispatching est à disposition pour signaler tout événement potentiellement suspect.
Contrairement à d'autres institutions hospitalières, le CHU Erasme a maintenu les consultations et hospitalisations, et n'envisage pas de réduire les activités.
Même si certains ont annoncé sur les réseaux sociaux que l'hôpital de l'ULB était passé en phase de mise en alerte, Erasme précise que le plan Mash n'est pas activé actuellement.
L'ensemble du personnel des urgences, de l'unité des soins intensifs n'ont donc pas été mobilisés et la cellule de gestion de crise ne s'est pas réunie.
" Seul en cas d'incident collectif, notre plan d'urgence est activable dans la minute ", indique Sophie Coppens.
À l'heure d'écrire ces lignes, la direction d'Erasme n'accusait pas (encore) d'augmentation des patients n'honorant pas leurs rendez-vous médicaux.