Une institution

Lorsque l'idée d'un journal du Médecin fin 1979 fut lancée, ses fondateurs ne pouvaient sans doute pas imaginer que ce serait une telle success story. L'idée parfaitement révolutionnaire de couvrir la politique de santé à une époque où n'existaient que des magazines purement scientifiques, n'a d'ailleurs pas été accueillie à bras ouverts dans les cénacles politiques et syndicaux. Quoi ? On allait parler de ce qui se trame à l'Inami ? Commenter l'action du ministre de la Santé ? Concurrencer les feuilles professionnelles déjà existantes ? Pousser à la consommation avec des publicités pour des médicaments ?
Très vite, le concept fait mouche. Le taux de lecture explose. Mais il reste à assurer à cette relative feuille de chou, qui rame pour nouer les deux bouts, une soutenabilité financière. C'est chose faite dans le courant des années 80 alors que commence pour le marché publicitaire une période faste qui donne au jdM tous les moyens financiers de devenir incontournable.
Le succès ne s'est pas démenti depuis grâce à un cocktail qui constitue une recette éprouvée partout dans le monde et quel que soit le support de presse: inspirer la crainte et le respect, être objectif sans être neutre et s'assurer la plus grande indépendance possible.
La preuve en est qu'à l'exception de Philippe Moureaux, tous les ministres de la Santé publique, de Magda De Galan à Laurette Onkelinx, que nous avons contactés ont tenu à faire partie de ce numéro Collector, à conserver précieusement.
Même si c'est un peu convenu, merci à tous nos lecteurs passés et à venir sans qui ce succès n'aurait pas été possible.