Le réchauffement climatique refroidirait la libido
Avant l'ouverture de la Conférence des Nations Unies sur le Climat (COP 21) qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre prochain, des chercheurs américains tirent la sonnette d'alarme sur un danger potentiel consécutif au réchauffement climatique et plutôt inattendu. Selon eux, la hausse des températures constituerait une menace pour notre libido et aurait par conséquent un impact sur le taux de natalité.
Concrètement, les scientifiques ont analysé les variations de la fertilité des Américains et les données météorologiques depuis 1931 et ils ont créé un modèle pour voir comment les pics de chaleur pouvaient influer sur la reproduction. Leur constat : quand les températures sont particulièrement élevées (autour de 26,6 °C), les naissances chutent de 0,7% neuf mois plus tard. Du coup, si on ne fait rien, il pourrait y avoir 107 000 naissances en moins chaque année d'ici la fin du siècle aux Etats-Unis.
Pour expliquer ces conclusions publiées dans un rapport du Bureau de recherche national, le Pr Alan Barreca et ses collègues émettent plusieurs hypothèse plausibles et même complémentaires. Selon eux, les températures extrêmes pourraient affecter la fréquence des rapports sexuels. Elles pourraient aussi impacter les niveaux d'hormones et les pulsions sexuelles. Enfin, elles pourraient porter préjudice soit à la qualité du sperme chez l'homme, soit à celle de l'ovulation chez la femme, le tout bien entendu au détriment de la santé reproductive.