Sanctionner les malades de longue durée? "Une aberration", pour Solidaris
Sanctionner les malades de longue durée qui n'ont pas de job est une "aberration", clâme Solidaris. Selon la mutualité, la logique de sanction n'est pas adaptée à la complexité du processus de réintégration des personnes en incapacité de travail.
"Ce mercredi, un projet d'arrêté royal du ministre de l'Emploi et de la ministre de la Santé publique confirme le fantasme qui consiste à croire qu'on va résoudre une problématique de santé publique par la sanction. Le gouvernement fédéral entend en effet sanctionner les malades de longue durée qui ne sont pas en mesure de suivre un projet de réintégration ou de faire assez d'efforts pour retrouver du travail", écrit l'organisme assureur.
En effet, si le malade ne coopère pas au projet de réinsertion proposé par le médecin-conseil, son indemnité quotidienne sera amputée de 10%.
Pour Solidaris, "cette pression financière sur des citoyens, déjà doublement pénalisés par leur situation de santé et financière, n'est pas acceptable. Doit-on rappeler à nos autorités qu'une personne malade de longue durée doit déjà faire face à des frais supplémentaires pour se soigner ? Doit-on aussi rappeler que le processus de réintégration, pour lequel la mutualité est en faveur et investit des moyens, est complexe et qu'il est inutile et contre-productif d'y intégrer une logique de sanction ?"
"Les mutualités doivent tout faire afin de promouvoir les trajets de réinsertion mais les personnes en incapacité de travail doivent pouvoir le faire sur base volontaire. La mutualité Solidaris ne sera en aucun cas complice d'un dispositif gouvernemental qui, pour des raisons purement budgétaires et idéologiques, vise à reléguer au rang de détail la question de la santé de citoyens malades. "