" Les doyens jouent un drôle de jeu. Il y a suffisamment de n° Inami " (Cium)
Le Cium estime que les doyens des Facultés de médecine, dans la lettre ouverte à Maggie De Block, "jouent un drôle de jeu" en faisant peur aux étudiants. Le comité interuniversitaire des étudiants en médecine estime même que les étudiants sont "instrumentalisés". En effet, la ministre a répété qu'il y a suffisamment de numéros Inami pour les étudiants qui doivent choisir leur spécialité ce 4 décembre. Affirmer le contraire comme le font les doyens "ne correspond pas à la réalité".
Les doyens, dans une lettre ouverte, pressent la ministre fédérale de la Santé Maggie De Block et le ministre francophones de l'Enseignement supérieur, Jean-Claude Marcourt, de signer un accord " avant le 4 décembre 2015 " faute de quoi certains étudiants pourraient se retrouver sans numéro Inami.
Le Cium se demande " quel jeu jouent les doyens " dès lors que la ministre a répété " qu'il y avait suffisamment de numéros Inami " pour la promotion 2016 diplômée en juin et septembre prochain.
Ceux-ci arguent devoir arriver à l'équilibre en 2018 et la nécessité de remettre les compteurs à zéro.
Mais, selon le Cium, " leur coffre de numéros Inami n'est pas vide " et " en théorie il y a suffisamment de numéros pour tous les étudiants actuellement en cursus de médecine ". en effet, l'AR ad hoc qui demandait l'équilibre en 2018 a été modifié sous condition d'un accord entre les deux ministres. Or le Cium croit savoir que l'accord sera bel et bien signé prochainement.
" La seule question est la durée de lissage à effectuer pour récupérer virtuellement les numéros distribuées en excès ces dernières années ", affirme le Cium. Cette période de lissage varie de 10 à 30 ans entre les différents partis et il sera donc aisé de trouver une ligne médiane. Enfin, le filtre sera efficace puisqu'il s'agit d'un fixus appliqué dans toutes les facultés de médecine...
Le Cium constate donc que " les demandes des doyens [d'arriver au plus vite à un accord] ne sont pas en concordance avec la réalité ". " Il est impensable et honteux de prendre une seconde fois en otage les étudiants de dernière année à cause d'un manque de concertation active des différents acteurs politiques, académiques et étudiants autour de la table. De plus, cette interpellation se fait, de nouveau quelques jours avant le choix de spécialités, mettant les étudiants concernés dans une situation délicate alors que le temps aurait pu être pris pour se pencher sur ce sujet depuis le 15 septembre. "
Le Cium demande donc qu'on arrête les frais et que les doyens confirment que tous le étudiants en choix de spécialité cette semaine recevront bel et bien un numéro Inami.