Les centres génétiques d'Erasme et de l'UZ Brussel lancent "BRIGHTcore"
La Vrije Universiteit Brussel (VUB), l'Université libre de Bruxelles (ULB), leurs hôpitaux universitaires respectifs (UZ Brussel et Erasme) et l'hôpital des enfants Reine Fabiola (HUDERF) ont présenté mardi, à l'UZ Brussel à Jette, le projet d'analyse génétique BRIGHTcore (Brussels Interuniversity Genomic High Throughput core). Celui-ci sera lancé mercredi en présence de la ministre de la Santé publique Maggie De Block.
La majeure partie de ce grand laboratoire d'analyses génétiques est installée au centre de médecine génétique de l'UZ Brussel. Le reste des installations se trouve au Centre de Génétique humaine de l'hôpital Erasme.
Sur les 8 centres de génétiques agréés en Belgique, ceux de l'ULB et de la VUB s'unissent à travers le projet BRIGHTcore pour mettre en commun des ressources matérielles et scientifiques. Plus précisément, il s'agit de partager les moyens financiers pour acheter les appareils de séquençage ADN, les compétences en bio-informatique pour analyser les résultats, les serveurs pour stocker ces grandes quantités de données ou encore l'expérience médicale. Cette plateforme régionale vise par ailleurs à mettre en commun et élargir les bases de données sur la population bruxelloise, dont la mixité est spécifique.
La pose du diagnostic pour les maladies rares peut actuellement prendre des années, voire ne pas du tout aboutir. Le nouveau séquenceur d'ADN acheté pour BRIGHTcore peut quant à lui analyser l'ensemble du code génétique d'une personne en quelques heures voire quelques jours.
Le professeur Marc Abramowicz, membre de l'Institut de Recherche interdisciplinaire en Biologie humaine et moléculaire de l'ULB, avance que les maladies génétiques héréditaires rares sont très nombreuses et touchent 5 à 8% de la population mondiale. "Poser un diagnostic est difficile parce que ces maladies sont rares. Le faire par une approche génétique est souvent un raccourci fantastique qui fait gagner du temps, de l'argent en économisant d'autres analyses multiples, et limite la souffrance des patients et de leurs familles", indique-t-il.
Parmi les applications du diagnostic moléculaire pour les pathologies génétiques, figurent notamment les aspects génétiques de certains cancers, ou encore le dépistage prénatal non invasif d'une trisomie foetale à l'aide d'un échantillon sanguin de la mère, ce qui permet de se prémunir de tout risque de fausse couche lié aux ponctions du liquide amniotique.