PremiumActualités médicales

En Flandre, la Commission d'accompagnement veut un examen comparatif

photo

L'examen d'entrée destinés aux futurs médecins et dentistes en Flandre sera peut-être bientôt comparatif. En cas de réussite, l'étudiant ne recevra pas automatiquement son ticket pour entamer son cursus en médecine. Ce ne sera le cas que si le gouvernement flamand suit l'avis de la Commission d'accompagnement. Les conséquences sur le déroulement de l'examen et pour les participants seront assez importantes.

Wouter Colson - 8 décembre 2015

L'examen d'entrée a été instauré il y a près de 20 ans. En 1998, 914 étudiants y avaient pris part. Cette année, ils étaient 6.185. L'examen a eu un impact important, mais sa structure a à peine changé depuis ses débuts. Il est donc temps de se pencher sur l'entièreté du concept afin d'éviter toute nouvelle contestation, comme ce fut le cas en 2014.

Réflexion

Une Commission d'accompagnement a été créée dans cette optique. Plus tôt dans la semaine, les Pr Guy Vanderstraeten et Jan Eggermont ont transmis l'avis de la ministre flamande de l'Enseignement, Hilde Crevits. Celui-ci n'aura pas encore de conséquence sur l'examen d'entrée prévu en 2016, mais, à terme, la Commission d'accompagnement souhaite changer de cap. Actuellement, un étudiant qui réussit l'examen peut commencer la formation de médecine ou de dentisterie quand il le désire.
La Commission d'accompagnement préconise la mise en place d'un examen comparatif. Les étudiants seront classés en fonction des résultats. Le contingent déterminera le nombre d'étudiants admis. Un examen comparatif permettrait d'établir un lien direct entre le nombre d'étudiants qui peuvent commencer la formation et le nombre de médecins qui seront prochainement indispensables d'après la Commission de planification. Au gouverement flamand de mener la réflexion.

Conditions secondaires

Pour que le système puisse fonctionner correctement, la Commission d'accompagnement impose un certain nombre de conditions:
- Chaque année, il faudra déterminer le nombre d'étudiants qui pourront entamer la formation. Il sera recalculé à partir du contingent et on calculera aussi le nombre de nouveaux étudiants qui obtiendront le diplôme de master et le pourcentage de masters qui accéderont à une spécialisation clinique.
- Un examen comparatif ne pourra avoir lieu à deux moments différents. Un seul examen sera organisé chaque année. Si un étudiant ne peut y prendre part, il devra attendre l'année suivante.
- Les étudiants devront choisir dès le début entre la médecine et la dentisterie, afin de déterminer quel groupe choisira telle ou telle option.
- Actuellement, tous ceux qui réussissent l'examen n'entament pas directement leur cursus. A l'avenir, le 'ticket d'admission' aura une durée limitée pour accéder aux études. Ceux qui ne commenceront pas leurs études dans les deux ans devront repasser l'examen.

Plus facile?

La Commission d'accompagnement et l'avis de Mme Crevits ne compensent pas un éventuel échec du système. Mais l'examen d'entrée est devenu tellement difficile qu'aujourd'hui trop peu de futurs médecins se lancent dans ces études. Pour le Pr Eggermont, c'est un examen 'corsé'. Et la diminution des 'capacités différenciées' en est la conséquence. Les diplômés ayant obtenu les meilleurs résultats sont de moins en moins nombreux. L'examen comparatif pourrait de nouveau être un peu plus facile, avec un plus large étalement des résultats. Mais seuls ceux ayant obtenu les meilleurs résultats pourront commencer la médecine ou la dentisterie.
Actuellement, les résultats contestés devant le Conseil d'Etat sont principalement ceux des étudiants qui n'ont pas réussi une partie de l'examen. Lorsque les résultats seront plus éloignés et qu'il sera plus difficile d'obtenir un certain score, les litiges seront probablement plus rares aussi.
La ministre Hilde Crevits ne veut pas cacher son jeu. Le gouvernement et le parlement flamands doivent à présent se pencher sur les avis. Elle estime que l'avis doit d'autant plus être pris au sérieux que le président de l'actuelle commission d'examen s'est investi dans sa réalisation. Mais elle est plus réticente avec la condition de devoir attendre un an en cas d'incapacité de passer l'examen pour cause de maladie.

Wat heb je nodig

Accès GRATUIT à l'article
ou
Faites un essai gratuit!Devenez un membre premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • accès numérique aux magazines imprimés
  • accès numérique à le Journal de Médecin, Le Phamacien et AK Hospitals
  • offre d'actualités variée avec actualités, opinions, analyses, actualités médicales et pratiques
  • newsletter quotidienne avec des actualités du secteur médical
Vous êtes déjà abonné? 

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
02 juin 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine