La musicothérapie, un plus pour les dyslexiques et les patients en soins palliatifs
Deux nouvelles études attestent des effets bénéfiques de la musique sur la santé. La première a été réalisée par des chercheurs français de l'Inserm. (1) Elle montre qu'au bout de six mois, 60% des enfants dyslexiques, âgés 8 à 11 ans, ayant bénéficié de séances d'orthophonie et soumis en parallèle pendant six mois à une cure d'apprentissage musical avec des professeurs expérimentés, ont amélioré leurs compétences de lecture, au point de sortir des critères établis par les experts pour poser le diagnostic de la dyslexie.
Les effets de l'art plastique sont en revanche moins significatifs. Seuls 28% des enfants de ce groupe test ont présenté des résultats similaires aux apprentis musiciens.
Les auteurs de l'étude précisent que les résultats qu'ils ont obtenus ne signifient pas que les enfants doivent cesser les séances avec l'orthophoniste.
La deuxième étude a été menée par des chercheurs auprès de 84 patients hospitalisés dans des unités de soins palliatifs et répartis en deux groupes, un ayant suivi une thérapie par la musique et l'autre s'étant vu proposer des exercices de relaxation utilisant un monocorde. (2)
Elle révèle que les patients du groupe de musicothérapie affichent un niveau de bien-être et de relaxation supérieurs ainsi qu'une moindre fatigue. Ces effets ont été mesurés par le biais de l'activité du système nerveux autonome et de l'activité cardiovasculaire.