VIH : changement de paradigme
Le Soir du 29 décembre annonçait la fermeture d'une unité d'une quinzaine de lits dans l'unité du Cetim (Centre d'étude et de traitement de l'immunodéficience) du CHU St-Pierre. Cette fermeture atteste d'une modification du statut de la maladie, que l'on peut désormais considérer comme chronique.
Si le nombre de patients en file active continue à augmenter (plus de 3.000 personnes sont actuellement suivies au Cetim), " il n'est plus nécessaire de maintenir une unité spécialement consacrée au VIH ", explique le Pr Stéphane De Wit dans les colonnes du quotidien, ajoutant que les hospitalisations se font plus rares et que les patients VIH+ qui sont hospitalisés, le sont pour d'autres affections telles qu'un infarctus, un AVC,...
L'unité ayant fermé ses portes, spécialement aménagée pour accueillir des patients hautement contagieux, " restera une unité portefeuille ", a encore ajouté le Pr De Wit, " c'est-à-dire qu'on peut la rouvrir à tout moment en fonction d'une crise sanitaire. "