Après une grosse frayeur, le sang se glace vraiment
Autre sujet décalé dans l'édition de Noël du British Medical Journal : des chercheurs de l'Université de Leiden constate que l'expression " glacer le sang ", quand il s'agit de qualifier un des effets attribués aux films d'horreur, serait plus véridique qu'on ne le pense.
Les scientifiques néerlandais ont réuni 24 volontaires en bonne santé, âgés d'au moins 30 ans, avant de les diviser en deux groupes. Le premier (14 personnes) a d'abord visionné Insidious, un film d'horreur fantastique sorti en 2011, avec des forces maléfiques et des phénomènes paranormaux et, une semaine plus tard, même jour, même heure, il a eu droit à une projection nettement moins effrayante : A year in Champagne, un documentaire de 2015 sur les méthodes de fabrication du pétillant breuvage. Quant au deuxième groupe de 10 personnes, il a regardé ces deux films de durée équivalente, mais dans l'autre sens.
Quinze minutes avant et après chaque séance, les chercheurs ont prélevé des échantillons de sang sur l'ensemble des participants. Ils se sont aperçus que le niveau du facteur VIII (ou facteur anti-hémophilique A), une protéine contenue dans le plasma et qui joue un rôle central dans la coagulation, avait fortement augmenté chez 57% des participants juste après le visionnage d'Insidious, et chez seulement 14% à la suite du documentaire, et ce peu importe le sens de diffusion des deux films.
Un taux trop élevé de ce facteur VIII peut conduire à la formation de caillots susceptibles de gêner la circulation sanguine et à une thrombose veineuse.