PRaag : un groupe d'action pour la sécurité des médecins
Les amis du Dr Patrik Roelandt assassiné le 1er décembre dernier ne baissent pas les bras. Sous la direction du Dr Ralph Pacqueu, ils ont créé en Flandre le PRaag (Patrik Roelandt anti-agressie actiegroep). PRaag milite en faveur de la sécurité des MG et prestataires de soins qui effectuent des visites à domicile chez le patient.
Le conseil restreint de PRaag est composé du " Vriendenkring KB75 ", à savoir : un groupe de MG du sud et centre de Flandre occidentale diplômés de l'Université de Gand en 1975. " Nous nous sommes promis de poursuivre l'oeuvre de Patrik Roelandt. Nous lui devons cela. Sa mort ne doit pas être vaine. "
Sitôt dit sitôt fait, le Dr Pacqueu a présenté son projet en primeur à la Plateforme des cercles de MG de Flandre occidentale. A cette occasion, Sophie, la fille du Dr Roelandt a réfléchi aux nombreuses conséquences pratiques d'un décès inopiné.
Une longue histoire
Ralph Pacqueu souligne que déjà en 1998-99 à l'occasion de la mort d'une femme médecin de Visé, le problème de l'agression a été mis en lumière. " A l'époque déjà nous avons fait une classification et un enregistrement des agressions au sein de Uhak (Union des cercles de MG flamands). Patrik et moi-même sommes allés expliquer la situation au cabinet de l'Intérieur. La garde MG a fait grève six mois à Liège. Et le ministre de l'époque, Luc Van den Bossche, promit une affiche, une bande dessinée et un folder. Les criminels furent bien sûr terrorisés ! "
Aujourd'hui, la réponse de l'Exécutif n'est pas plus à la hauteur : le cercle d'Izegem a envoyé un mail à la ministre De Block pour que l'appareil judiciaire soit averti que le criminel courrait toujours après la visite à domicile fatale. La réponse a été faible. De Block a envoyé un mail au cabinet du ministre de la Justice Koen Geens. Celui-ci a répondu que l'intéressé avait été libéré sous stricte condition et qu'ils s'occupaient du problème. Rien donc. "
L'objectif de PRaag est de continuer à sensibiliser les autorités. L'agression de jeudi à Charleroi de l'épouse d'un médecin à son cabinet par un patient à l'aide d'un coupe-papier (l'agresseur voulait de l'argent) rend cette initiative d'autant plus pertinente.