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Pendant ce temps, en Commission santé wallonne

L'occasion de revenir sur les sujets qui ont animé la dernière Commission wallonne de la santé.

Laurent Zanella - 21 janvier 2016

Quid du plan alcool en Wallonie ?

L'OMS a rappelé récemment qu'entre 5 et 10% de la population occidentale boit trop. Le KCE estime quant à lui que 10% des Belges ont un problème avec l'alcool. L'occasion pour plusieurs députés wallons de demander où en est le plan alcool réclamé par les experts.

" Le KCE met en évidence ce problème de zone grise, c'est-à-dire les personnes qui sont entre un usage modéré et clairement de l'alcoolisme et qui pointe aussi le problème du gouffre, du treatment gap. C'est-à-dire le nombre de personnes qui devraient recevoir une aide et ceux qui reconnaisse en avoir besoin ", rappelle Valérie De Bue (MR), avant d'ajouter : " Il y a déjà eu plusieurs plans alcool et le dernier n'a pas pu être approuvé. "

Le plan alcool pourrait " avoir énormément de répercussions, notamment avec les médecins de première ligne ", explique à son tour Sophie Pécriaux (PS), qui insiste sur la problématique du travail de ces médecins qui " sont vraiment le relais avec leurs patients, pour pouvoir les orienter vers des plateformes d'aide ou d'encadrement ou, en tout cas, ne fût-ce qu'informer sa patientèle sur ce qui existe et ce qui peut permettre à tout Wallon et Wallonne d'être aidé, en tout cas d'être sensibilisé à certains pratiques. "

Le ministre wallon de la Santé a rétorqué qu'un groupe de travail alcool au sein de la Cellule générale de politique drogue avait repris ces travaux. Une nouvelle stratégie devra être mise en place et être approuvée, in fine, en conférence interministérielle de santé publique. " Un plan Alcool devra bien sûr concerner la première ligne et les médecins généralistes devront être conviés à y prendre part ", explique Maxime Prévot.

L'Aviq se met en place...au petit trot

L'Agence pour une vie de qualité, pour rappel en charge de la santé, de la protection sociale, du handicap et des familles, était censée être opérationnelle dès le 1er janvier 2016. Mais qu'en est-il effectivement ? C'est ce qu'a voulu savoir Véronique Durenne (MR). Les équipes sont-elles totalement opérationnelles ? Quid de l'efficacité ?

Pour le ministre wallon de la Santé, tout se fait dans les temps. " Si l'approbation du décret créant l'Agence pour un vie de qualité était une étape essentielle et fondatrice, il n'en reste pas moins qu'elle doit être suivie de l'adoption d'une série d'arrêtés et de mesures d'exécutions ; je ne l'ai d'ailleurs jamais caché."

Plusieurs arrêtés ont donc été adoptés depuis le 17 décembre, notamment sur des délégations de compétences et le transfert de personnel. Personnel, qui est effectivement en fonction depuis le 1er janvier 2016 sous l'égide temporaire d'Alice Baudine, ancienne mandataire de l'Awiph. Pour l'heure, seul le Conseil général de l'Aviq a été composé par le Gouvernement. On n'y retrouve aucun médecin, même pas un représentant au sein des organismes défendant l'intérêt des indépendants. On peut néanmoins citer les 3 représentants des organismes assureurs : Elisabeth Degryse (ANMC), Xavier Brenez (MLOZ) et Jean-Pascal Labille (UNMS).

Et l'efficacité dans tout cela ? Sans doute est-il trop tôt pour juger.

Plus de lits en pédopsychiatrie

Une réforme du paysage hospitalier est en cours, également pour la santé mentale. En pédopsychiatrie, les cas de mal-être ne cessent d'augmenter. C'est pourquoi une nouvelle politique de santé mentale a été lancée en 2015 par le Fédéral et les entités fédérées afin de mettre en place des réseaux, dans chacune des provinces et à Bruxelles. La Région bruxelloise a d'ailleurs été la première à y répondre en proposant la mise en place du réseau Brustar, composé d'équipes mobiles, afin d'éviter au maximum l'hospitalisation des jeunes.

" Où en sont les services hospitaliers wallon dans la création de places supplémentaires pour les urgences en cas de psychiatrie de jeunes depuis le lancement de la réforme de la santé mental ? " se demande Virginie Defrang-Firket (MR), qui veut également savoir si un réseau tel qu'à Bruxelles existe en Wallonie.

" La Wallonie est en train de se doter de réseaux, et chacun d'entre eux correspond au territoire d'une province ", répond le ministre Prévot. " Une des premières étapes de cette implémentation consiste à l'affectation de 10% de tous les lits K à la prise en charge de situations de crise. Ces nouveaux lits de crise seront opérationnels dans le courant de 2016, car, avant cela, les réseaux eux-mêmes doivent s'organiser et se structuer. Il est bon toutefois de préciser que ces lits sont destinés à accueillir des jeunes en situation de crise et qu'il ne s'agit pas de lits d'urgence. "

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