De Block veut accélérer la délivrance de médicaments personnalisés
La ministre de la Santé Maggie De Block a assuré mardi en commission de la Chambre vouloir poursuivre le plan cancer à l'aide de nouvelles mesures. Elle a évoqué le projet "Next Generation Sequencing" (NGS) qui consiste à tester des fragments de l'ADN afin de déceler les caractéristiques d'une tumeur ou d'un cancer. Ces caractéristiques détermineront quel médicament sera efficace. "Les patients recevront donc bien plus vite qu'avant un médicament spécifiquement adapté à leur cas", a-t-elle souligné.
Les tests NGS existent déjà mais la ministre souhaite "structurer au mieux" leur exécution afin de pouvoir aider le plus grand nombre possible de patients. Un plan d'action vise la collaboration des laboratoires de différents hôpitaux et le déploiement de centres spécialisés en tests NGS. Une commission est chargée d'indiquer quels fragments de matériel génétique (ADN) devront être analysés. 2,7 millions d'euros seront investis cette année dans le projet NGS.
La ministre répondait mardi au député André Frédéric (PS) qui craignait un détricotage du plan cancer en raison d'une prétendue suppression des banques de cellules souches et des banques de sang de cordon ombilical. "Suite à une erreur administrative, celles-ci pensaient devoir cesser leurs activités à partir du 1er janvier 2016", a répondu la ministre. Entre-temps, il a été notifié à tous les centres qu'ils peuvent poursuivre leurs travaux et qu'il ne sera mis fin à leur contrat qu'une fois la "modification de la nomenclature" entrée en vigueur, a-t-elle précisé. "Le but du nouveau système, pour lequel 0,3 million d'euros seront investis, est d'arriver à une qualité supérieure, en évitant entre autres la dispersion des banques de cellules souches ainsi que celle des banques de sang de cordon ombilical", a argumenté Mme De Block.