Après l'incident à Titeca, plus de moyens pour les patients psys lourds

Après l'événement tragique survenu au Centre hospitalier Jean Titeca, il convient d'allouer plus de moyens aux patients psychiatriques lourds, demande la Fédération des hôpitaux privés de Belgique. Bruxelles paie un lourd tribut à cet égard puisque la capitale abrite 1.000 places de personnes hospitalisées sous contrainte de par leur état mental grave sur les 6.000 que compte la Belgique.
" Lorsqu'une personne, de par son état mental, constitue un danger grave pour elle-même et pour la société, elle est hospitalisée sous contrainte. Le nombre de ces patients est particulièrement élevé à Bruxelles, où l'on compte 1000 hospitalisations de ce type, pour un total de 6000 en Belgique ", précise la FHPB. " L'accueil et la prise en charge de ces patients potentiellement dangereux posent un nombre croissant de difficultés dans les services hospitaliers psychiatriques index A et T à Bruxelles, vu le nombre élevé de demandes d'hospitalisation de ce type, l'état actuel des normes de personnel la dégradation rapide des lieux où ces patients sont admis et les besoins spécifiques en matière de sécurité. "
La FHPB et la CBI (coordination bruxelloise d'institutions sociales et de santé) plaident depuis des années pour cette raison, en faveur du maintien de l'offre hospitalière psychiatrique dans la capitale.
"Or la réforme des soins en santé mentale qui a été lancée il y a plusieurs années et dont a hérité la ministre de la Santé publique Maggie De Block ne tient, dans sa forme actuelle, peut-être pas encore assez compte de cette spécificité bruxelloise", souligne Evelyne Chambeau, conseillère à la FHPB. "Il devrait y avoir un budget différencié en fonction de la population d'une province ou d'une région et de sa situation socio-économique, car les nécessités ne sont pas les mêmes", insiste-t-elle auprès de l'agence Belga. De son côté, Christian Dejaer, Directeur de la coordination bruxelloise d'institutions sociales et de santé (CBI), partage la même opininon: "il faut les moyens de prendre en charge ces patients, ils nécessitent un encadrement plus important en personnel que des patients normaux."