La dépression paternelle accroît le risque de grande prématurité
Qu'elle soit vécue par la future maman ou par le futur papa, ce qui paraît moins évident de prime abord, la dépression aggrave les risques de naissance prématurée.
Le constat a pu être établi au terme d'une étude menée par des chercheurs suédois à partir des registres de naissance dans leur pays. Au total, ils ont retenu les données de 366.499 naissances uniques dont plus de 17.000 naissances prématurées (à moins de 36 semaines de grossesse) et ils ont examiné si l'un des deux parents avait été traité pour dépression entre un an avant la conception et la fin du deuxième trimestre de la grossesse de la mère.
Après ajustement pour les facteurs de confusion, comme le tabagisme, l'analyse révèle que les femmes avec un nouvel épisode de dépression (le fait d'avoir un tel diagnostic après une année sans dépression) présentent un risque accru de 34% de naissance modérément prématurée (32 à 36 semaines de gestation). En cas de dépression maternelle récurrente (épisodes répétés), le risque augmente de 42%.
Du côté des pères, la dépression récurrente n'entraînerait pas une hausse du risque. En revanche, une " nouvelle " dépression paternelle est la cause d'un risque accru de 38% de grande prématurité (22 à 31 semaines de gestation) mais pas de prématurité modérée.