La metformine pourrait faciliter le traitement de la prééclampsie
Une étude de l'Université de Melbourne élargit encore le spectre des bénéfices de la metformine, non seulement dans le diabète, la maladie des ovaires polykystiques et contre le cancer, mais désormais aussi quant à la prévention de la complication de grossesse la plus répandue, la prééclampsie.
De précédents travaux ont montré que cette maladie, un trouble des cellules de la couche interne des vaisseaux sanguins, entraîne un approvisionnement sanguin insuffisant du placenta. Ce dysfonctionnement conduit à la libération de toxines dans le sang maternel, provoquant l'hypertension artérielle et des dommages à plusieurs organes.
Jusqu'à présent, comme il n'existe aucun agent contre ces toxines que l'on puisse administrer sans hésitation pendant la grossesse, le seul traitement de la pré-éclampsie est l'accouchement. Mais les chercheurs australiens ont découvert que la metformine agissait sur deux toxines produites par le placenta : le récepteur 1 du facteur de croissance endothélial vasculaire soluble (VEGFR1) et l'endogline soluble.
Les résultats de leur test in vitro montrent que l'anti-diabétique non seulement diminue la production de ces deux toxines, mais qu'il permet également de réparer les vaisseaux sanguins lésés.
Des essais cliniques doivent être menés pour vérifier et confirmer l'efficacité de la metformine dans le traitement de la prééclampsie.