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Les mots doux de Nicolas Sarkozy aux médecins

Dans son livre " La France pour la vie ", l'ancien président de la République consacre quatre pages sur 259 à la valeur de la profession médicale, l'ingérence de l'Assurance-maladie ou encore l'anomalie du nombre de lits hospitaliers.

2 février 2016

Comme le signalent nos confrères du Quotidien du médecin, Nicolas Sarkozy est en pleine opération de séduction des bases électorales traditionnelles. Dans son dernier livre, l'ancien locataire de l'Elysée partage sa vision du système de santé français, assez longuement (1,5% de l'ouvrage).

Il exprime son opposition au tiers payant généralisé, dans la droite ligne de la défense d'une médecine libérale dont " le temps est venu ". Le président des Républicains (ex-UMP) dit ne pas pouvoir accepter la " fonctionnarisation " des soignants, à la solde de l'Assurance-maladie " alors en mesure d'imposer aux patients le choix d'un médecin et à celui-ci le choix du traitement ".

Nicolas Sarkozy tente d'amadouer les prestataires de soins en insistant sur la revalorisation " à tout prix " de la médecine de proximité, ce qui passera notamment par une meilleure rémunération de la profession. Le tout à grand renfort d'un Plan " médecine libérale 2020 " à un milliard d'euros.

" Attaché à la rémunération à l'acte ", l'ancien président déplore " l'humiliante question de la revalorisation d'un euro de la consultation médicale ". Le candidat républicain plaide plus volontiers en faveur d'une augmentation de la " rétribution sur objectifs de santé publique " et de nouvelles formes de coopération entre professionnels.

À l'instar de notre actuelle ministre de la Santé, Nicolas Sarkozy estime aussi qu'il convient désormais de prendre ses distances avec le caractère hospitalocentrique de nos systèmes de soins. Certaines prestations doivent selon lui quitter l'hôpital, telle que la chimiothérapie et la dialyse.

Il n'entend pas pour autant déforcer les établissements de soins et recommande d'ailleurs que leur soit offerte une plus grande autonomisation. " Il s'agirait de leur conférer davantage de libertés en matière de gestion des personnels, d'appels d'offres et de partenariats ". La contrepartie serait " une obligation de recomposition du tissu hospitalier et d'équilibre des comptes ", souligne l'ancien chef d'état français.

Nicolas Sarkozy soutient enfin la diminution du nombre de lits hospitaliers afin de mettre une terme à " anomalie " française qui consiste à détenir le record du nombre par rapport au nombre d'habitants.

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