La taille a un réel impact sur les risques de santé

Partant du constat que le monde connaît une poussée de croissance, comme en témoignent particulièrement bien les Néerlandais qui ont pris 20 cm en 150 ans, des chercheurs allemands et américains ont voulu savoir quelles pouvaient être les conséquences de cette évolution sur la santé.
Les résultats sont étonnants. Indépendamment de l'IMC ou d'autres facteurs, les " grands " (par rapport à la moyenne nationale, ici celle des Pays-Bas) risquent moins que les autres de souffrir de troubles cardiovasculaires (athérosclérose, infarctus, AVC...) et de diabète de type 2.
En revanche, ils seraient plus exposés à certains cancers comme celui du sein ou du côlon, ainsi qu'au mélanome. De plus, les données épidémiologiques montrent qu'une différence de 6,5 cm de hauteur diminue de 6% le risque de mortalité cardiovasculaire. En revanche, elle augmente de 4% la mortalité par cancer.
En cause, selon les auteurs, une surconsommation d'aliments riches en calories et en protéines animales pendant toute la croissance depuis le stade " in utero ", ce qui favoriserait l'activation du système impliquant le facteur de croissance apparenté à l'insuline (IGF-1/2).
D'après eux, les personnes de grande taille seraient plus sensibles à l'action de l'insuline et elles auraient généralement moins de graisse dans le foie, grâce à une métabolisation plus efficace des lipides. Cependant, l'activation du système IGF-1/2 et d'autres voies de signalisation pourraient accroître le risque de certains cancers.