IMT: les PVD peuvent atteindre une couverture universelle de santé
Les pays en voie de développement ne peuvent se rapprocher d'une Couverture Universelle en Santé (CUS) qu'en oeuvrant d'abord à un renforcement des systèmes de soins, indique l'Institut de médecine tropicale (IMT) d'Anvers lundi. Une équipe de chercheurs en son sein a été chargée par la Coopération belge au développement d'analyser, dans 10 pays africains, asiatiques et d'Amérique latine, les efforts fournis et à fournir pour améliorer la couverture santé. Les résultats de l'étude ont été présentés lundi et mettent en avant la nécessité de devélopper tout d'abord un secteur de santé fonctionnel et performant.
La République démocratique du Congo, le Pérou, le Sénégal, l'Ouganda, le Ghana, la Thaïlande, le Bangladesh, le Cambodge, le Kenya et la Tanzanie ont été pris en compte.
Une des conclusions principales de l'étude est que le renforcement des systèmes de santé, menant à la qualité des soins, peut être considéré comme une condition nécessaire aux avancées vers une CUS. Cette conclusion n'est pas sans importance, selon les auteurs, car on a actuellement tendance à faire primer les objectifs quantitatifs de couverture santé, laissant dans l'ombre les discours visant un système de soins primaires solide et qualitatif, estiment-ils.
"En outre, l'étude indique que les données nécessaires pour mesurer les progrès font souvent défaut et qu'il est essentiel de bien mieux coordonner les différentes modalités de financement des soins qui existent sur le terrain", indique l'IMT.
L'étude souligne qu'il semble plus difficile d'atteindre une CUS dans les pays où le système est complètement ou partiellement basé sur une affiliation volontaire des citoyens. Les systèmes aux sources de financement multiples (impliquant par exemple des ONG et autres acteurs privés aux côtés de l'Etat) semblent quant à eux mener à une protection non-optimale et non-égalitaire. L'harmonisation doit dans ce cas être une priorité politique, au minimum via des subventions visant à assurer un niveau de risques égal.