Un médecin néerlandais sur trois ne signale pas l'erreur de son confrère
Les médecins qui constatent une erreur de leurs confrères ne le signalent que dans un cas sur trois, selon des chercheurs néerlandais basés à Nimègue. Ce qui pose question quant au bien-être du patient.
Les chercheurs du Radboudumc (Nimègue) ont publié cette enquête ce lundi après avoir interrogé environ 4.000 prestataires de soins du pays : médecins, infirmières et psychologues. Un quart des prestataires interrogés ont constaté pendant l'année écoulée au moins un collègue ayant un comportement à risque pour le patient.
La plupart des médecins et prestataires de soins mènent des actions concrètes et en parlent à leurs collègues, face à un incident. Mais l'absence de preuve est une raison de ne pas en parler. Et la manière de travailler différente d'un collègue peut aussi être une raison de ne rien communiquer. Il y a bien des protocoles mais la plupart des répondants souhaiteraient un soutien et un training spécifiques face à ces cas difficiles.
Certains médecins et infirmiers ne signalent pas l'incident car ils disent n'avoir pas suffisamment l'expérience d'une " culture d'ouverture " au sein de l'institution.