Syndrome de fatigue chronique : les ados ne sont pas épargnés

Bien que reconnue par l'Organisation mondiale de la santé depuis 1992 et de mieux en mieux caractérisée, l'encéphalomyélite myalgique, appelée couramment le syndrome de fatigue chronique (SFC), reste sous-estimée et dispose de peu de marqueurs diagnostiques.
En attendant de nouveaux progrès dans la connaissance de cette pathologie, avec cette étude menée en Grande-Bretagne, on sait désormais que les adolescents en souffrent aussi et qu'elle a des retentissements sur leur mémoire, leur concentration et leur sommeil.
Les chercheurs ont suivi 5 756 jeunes participants âgés de 13 à 16 ans. Conclusion : le SFC est beaucoup plus fréquent chez les ados qu'on ne le pensait. Près de 2% en sont affectés sur une période de 6 mois et près de 3% pendant plus de 3 mois, ce qui entraîne un absentéisme scolaire d'une demi-journée, en moyenne, par semaine.
Autres constats : les filles sont deux fois plus susceptibles que les garçons de souffrir de SFC tandis que les enfants des familles les plus démunies ont également un risque plus élevé.
Les auteurs insistent encore sur le fait que chez la majorité (94%) des adolescents atteints, le diagnostic n'est pas posé et que chez ceux qui le sont, extrêmement peu (10%) ont accès à des soins ou un traitement. En conséquence, ils invitent à élargir le diagnostic du SFC, notamment chez les enfants fréquemment absents et à mettre en place des soins spécialisés pour ceux chez qui le syndrome est détecté.