Parkinson : l'exercice physique a des effets directs sur le cerveau
Pour lutter contre la disparition progressive de certains neurones produisant de la dopamine, de nouvelles pistes thérapeutiques sont envisagées, notamment une activité physique régulière.
Une nouvelle étude produite par des chercheurs américains de la Mayo Clinic confirme l'importance de la pratique de l'exercice chez les patients atteints de la maladie de Parkinson. Outre les bénéfices déjà connus pour la santé métabolique, cardiaque, musculaire et osseuse de tels patients, et le fait qu'elle peut les aider à améliorer leur équilibre, leur motricité et même leur qualité de vie, elle a aussi des effets directs sur le cerveau.
C'est en tout cas ce que démontrent le Dr Eric Ahlskog et ses collègues après avoir analysé l'efficacité clinique de l'exercice physique auprès de 762 patients. Ici, il s'agit bien d'une pratique sportive intense et vigoureuse, en plus d'étirements et des exercices d'équilibre, qui eux-aussi, peuvent contribuer à réduire certains symptômes de la maladie.
Résultats de l'analyse : l'exercice aérobie favorise des facteurs trophiques protecteurs sur le cerveau dont la fonction est de maintenir les neurones en vie et de faciliter la croissance de leurs prolongements. " Autrement dit, l'exercice aide à maintenir les connexions cognitives et prévient l'atrophie du cerveau caractéristique de la maladie de Parkinson, " précise le Dr Ahlskog.