Quinze mutations génétiques associées à un réveil matinal
Pourquoi certaines personnes sont-elles des couche-tard, tandis que d'autres se réveillent dès potron-minet ? Pour répondre à cette question, des chercheurs basés en Californie, dont la plupart travaillent pour la société d'analyse génétique 23AndMe, ont passé au crible informatique le génome de 89.283 personnes en bonne santé, qui s'étaient préalablement auto-désignées " lève-tôt " (44%) ou " lève-tard " (56%).
Au terme de cette large étude dite d'" association pangénomique ", les auteurs ont identifié 15 emplacements précis sur l'ADN (des loci) associés au fait d'être une alouette plutôt qu'un oiseau de nuit. Parmi ces sites, sept seraient localisées à proximité de gènes déjà connus pour être impliqués dans la régulation du rythme circadien.
Par ailleurs, trois gènes en particulier semblent jouer un rôle clé : HCRTR2, FBXL3 et VIP, déjà respectivement liés à la narcolepsie, à un rythme circadien allongé, et à un sommeil paradoxal plus long. Un quatrième gène, dont certains variants sont impliqués dans l'obésité, est également associé, du moins dans certaines de ses variantes, au fait de se sentir au mieux de ses capacités en matinée.
Enfin, les auteurs de cette étude ont également constaté chez les personnes matinales des variations génétiques près des gènes contrôlant la perception de la lumière. En revanche, aucun lien de cause à effet n'a été établi entre le fait de se lever aux aurores et d'éventuels troubles du sommeil (insomnie, apnée du sommeil, sudation nocturne) ou un poids plus important.
Si toutes ces observations venaient à être confirmées, le poids réel de la génétique dans notre relation à l'oreiller resterait encore à être déterminé avec précision.