Insécurité des médecins: les ministres cherchent une solution
Maggie De Block nous a exprimé sa compassion face à l'agression du généraliste saint-clausien. Mais elle n'entend pas faire acte de contrition quant à la gestion politique du phénomène d'insécurité. La ministre s'entretiendra avec son homologue de l'Intérieur fin de ce mois et consultera les acteurs de terrain pour réagir " au plus vite ".
Maggie De Block dit comprendre entièrement l'inquiétude des médecins généralistes à Saint-Nicolas et compatir réellement avec eux. " En tant que ministre de la Santé publique et ancienne généraliste, je prends ce problème très au sérieux. Aussi bien pour les médecins de la région que pour les patients qui bientôt, suite à la mauvaise conduite de quelques-uns, ne pourront plus demander de visites à domicile. Il s'agit là d'un service précieux. Il est donc pénible de devoir constater que cette position unique est littéralement menacée par des agressions ", estime-t-elle.
L'appel du chef de corps de la zone de police de Ans/Saint-Nicolas démontre qu'il s'agit d'un problème général qui se manifeste dans toute la région. La police ne dispose pas des moyens nécessaires pour garantir la sécurité des généralistes et " par extension, d'autres prestataires de soins, tels que les infirmiers, kinés, médecins de contrôle ".
Naturellement, ce problème de sécurité ressort en premier lieu des compétences de l'Intérieur, n'a pas manqué de souligner Maggie De Block. Toutefois, elle n'entend pas moins trouver une solution " en collaboration non seulement avec mon collègue Jambon, mais aussi avec le secteur ". Dans les semaines à venir, la libérale flamande rencontrera le ministre N-VA afin d'examiner quelles mesures peuvent être prises. De son côté, le cabinet du ministre de l'Intérieur a préféré attendre l'issue de cette réunion pour s'exprimer plus largement sur la situation.
En attendant, la ministre de la Santé adresse un message de prévention général : " j'encourage fermement tous les prestataires à préférer le certain à l'incertain. Le principe de base de la prestation d'aide reste toujours : veiller à sa propre sécurité avant tout ".
Et de conseiller aux cercles de médecins généralistes de voir avec la zone de police locale si des accords peuvent être convenus, tels qu'une escorte policière en cas d'appel à grands risques. " Si cela s'avère impossible, comme à Saint-Nicolas/Ans, je demande aux médecins généralistes d'éviter tout risque inutile ", insiste Maggie De Block.