Interdiction de fumer dans les lieux publics : des résultats encourageants
Pour ceux qui en doutaient encore, une nouvelle étude de la Cochrane Library suggère que la mise en oeuvre d'interdictions de fumer dans les lieux publics et lieux de travail entraîne non seulement une réduction du tabagisme chez les fumeurs mais aussi la réduction escomptée des méfaits du tabagisme passif, et en particulier du risque associé de pathologies cardio-vasculaires.
Pour rappel, la toute première interdiction a été mise en place dans les lieux à usage collectif d'Irlande en 2004. Depuis lors, de nombreux autres pays ont suivi le mouvement.
Ce sont précisément des chercheurs irlandais qui ont passé en revue 77 études menées dans 21 pays du monde. Parmi elles, 44 se concentraient sur les maladies cardiaques et, sur ces 44 études d'observation, 33 apportent la preuve d'une réduction significative de l'incidence de ces maladies suite aux interdictions de fumer. La baisse la plus marquée est observée chez les non-
fumeurs, les personnes en première ligne face au tabagisme passif.
De telles données sont de nature à inciter encore plus de pays à enclencher des politiques d'interdiction. En attendant, les auteurs de la méta-analyse souhaitent poursuivre les recherches sur l'impact précis de ces interdictions sur les groupes les plus vulnérables de la population, comme les jeunes enfants, les personnes âgées ou défavorisées et les minorités.