Le TàU en MRS-MRPA ne coule pas de source

Le système de la TàU (tarification à l'unité) dans les maisons de repos et de soins est effective depuis septembre 2015. Mais elle se révèle complexe à appliquer et pose des problèmes pratiques sur le terrain, préjudiciables aux patients. C'est pourquoi l'APB, Ophaco, l'Absym, le Cartel, AADM, Fag, Inami, Agence du médicament et ministère de la Santé publique ont adressé ensemble une lettre aux MG et médecins coordinateurs en maisons de repos. Collégialité et légalisme de mise.
C'est pourquoi la ministre De Block a reçu les différents acteurs dans son cabinet fin janvier. Le cabinet De Block note que " les volontés de collaboration se sont clairement exprimées sur plusieurs points devant assurer une application correcte de la TàU ainsi qu'une meilleure gestion de la qualité et des risques liés à la dispensation des médicaments en MRS-MRPA. "
" La TàU se révèle complexe et pose beaucoup de problèmes pratiques sur le terrain qui peuvent être préjudiciables pour le patient ainsi que pour les intervenants et leur relation de travail ", écrivent les intervenants. " Un grand nombre de problèmes peuvent toutefois être résolus par une meilleure concertation et collaboration entre les différentes parties (médecins prescripteurs, MCC, pharmaciens, infirmiers et gestionnaires des MRS-MRPA). " Un dialogue renforcé entre le médecin et le pharmacien relève du souci permanent pour le bien-être des résidants.
Les autorités espèrent vivement que les médecins notamment suivront les directives suivantes : concertation entre médecins, pharmaciens et soignants ; en matière de traitement chronique, prescription établie avant la dispensation ; jamais de délivrance sans prescription ; tarification aux mutuelles et facturation aux patients " reflet exact de ce qui a été prescrit et dispensé au patient " et, enfin, respect scrupuleux de l'intention thérapeutique du médecin lors de la délivrance. La TàU requiert, pour rappel, la mention systématique de la posologie sur l'ordonnance (obligation légale) et de la durée du traitement. Il faut avertir le pharmacien au plus vite de toute modification de traitement.
Les associations représentatives des médecins et des pharmaciens, l'administration et les autorités, appellent à la plus grande collégialité en la matière...