Mutualités libres : trop d'échographies pendant la grossesse

Dans le suivi de la grossesse, certains examens sont réalisés à plusieurs reprises sans tenir compte des facteurs de risque de la maman, affirme l'Union nationale des mutualités libres. Ainsi, 1 femme sur 2 subit jusqu'à 5 échographies pendant sa grossesse " alors que seules 2 seraient vraiment nécessaires ". Des chiffres qui ressortent d'une étude réalisée par le troisième organisme assureur du pays auprès de ses membres.
Les Mutualités libres ont analysé la totalité des prestations médicales dont ont bénéficié 19.500 femmes ayant accouché en 2013. L'analyse s'étend du début de la grossesse à 3 mois après l'accouchement, soit un an au total.La plupart de ces femmes sont âgées de 15 à 47 ans.
Certains examens sont réalisés à plusieurs reprises sans tenir compte des facteurs de risques de la maman (âge, diabète, hyperthyroïdie...). " Ainsi, 1 femme sur 2 subit jusqu'à 5 échographies sur toute sa grossesse, ce qui est très supérieur aux recommandations du KCE " qui en prescrit 2.
En revanche, 1 femme sur 4 ne subit pas d'examen de dépistage du virus du sida qui serait indispensable dans les cas de séropositivité.
Or bien entendu, ces tests ont un coût. " Dans le cas d'un accouchement "normal", les dépenses de santé cumulées pendant un an par une femme représentent 5.000 euros de coûts pour l'assurance maladie. Montant qui s'élève à 6.800 euros pour un accouchement par césarienne. " Pour l'accouchement proprement dit, on tourne autour de 400 euros à charge du patient sans compter les suppléments. Accoucher dans un hôpital universitaire coûte 20% plus cher que dans un hôpital non universitaire, affirme les ML.
Le 3e OA du pays propose donc de démédicaliser la période de la grossesse pour les femmes sans risque via un usage plus rationnel des consultations et des examens complémentaires, notamment les examens de laboratoire.
Enfin, le taux de césarienne augmente sans cesse en Belgique comme dans le reste du monde développé. " Il est de 22% et grimpe même à 25% pour les femmes de plus de 35 ans " alors que les recommandations internationales parlent de 20% ou moins.