Grossesse : trop de poisson augmente le risque d'obésité infantile
Jusqu'à présent, les chercheurs ont étudié l'influence de la consommation de poissons chez la femme enceinte sur la croissance foetale ou la prévention de certaines complications liées à la grossesse. Ce travail mené par une équipe de l'Université de Crète est le premier à s'intéresser à la croissance post-natale des enfants.
Des données provenant de 26.184 femmes enceintes et de leurs progénitures dans dix pays d'Europe et aux Etats-Unis ont été passées au crible tandis que la courbe de corpulence des enfants nés entre 1996 et 2011 a été suivie durant six ans.
L'analyse montre que, selon le pays, la consommation de poisson varie fortement (de 0,5 fois par semaine en moyenne en Belgique à 4,45 fois en Espagne). Parmi les 8.215 enfants suivis, 31% ont connu un rythme de croissance rapide de leur naissance à leur deuxième anniversaire, tandis que 4.987 (19,4%) et 3.476 (15,2%) étaient en surpoids ou obèses à quatre et six ans respectivement.
Consommer du poisson durant la grossesse plus de trois fois par semaine est associé à des valeurs d'IMC pour les enfants supérieures à tous les âges de l'enfant (2, 4 et 6 ans). Enfin, l'ampleur de l'effet s'avère supérieur chez les filles.
La présence de polluants organiques, parmi lesquels des perturbateurs endocriniens, dans la chaire de ces animaux pourraient être une explication. Ces éléments toxiques provoquent en effet l'accumulation de gras dans le tissu adipeux.