Ces maladies qui augmentent le risque suicidaire...
Plusieurs études récentes établissent un lien entre une pathologie et le suicide, qu'il s'agisse de tentatives ou de décès.
La première (1) portant sur plus de 14 000 patients âgés de 10 à 60 ans, identifiés comme épileptiques entre 1987 et 2013, et un nombre de sujets-témoins environ quatre fois plus élevé, montre que les sujets souffrant de comitialité sont susceptibles de commettre deux à trois fois plus de tentatives de suicide et ont un risque de suicide environ quintuplé. En plus, elle illustre un fait nouveau : ces tentatives, y compris récurrentes, sont associées à l'épilepsie même avant que celle-ci ne se manifeste cliniquement.
Réalisée à partir d'un registre de population anglais et gallois, la deuxième (2), qui a identifié 2 147 cas de syndrome de fatigue chronique et les a suivi pendant 7 ans, établit une augmentation significative des décès par suicide (sept fois plus) dans ce type de population, plutôt jeune, et ce alors que la mortalité globale n'est pas plus élevée chez ces patients-là par comparaison à la population générale.
Enfin, une troisième recherche (3), canadienne celle-là, a été menée à partir des dossiers médicaux de 235 110 patient(e)s ayant subi une commotion cérébrale entre avril 1992 et mai 2012 en Ontario. Elle a permis à ses auteurs de constater que la commotion triple le risque de suicide chez les adultes, comparativement au reste de la population. Ce risque est même quatre fois plus grand si un tel traumatisme se produit le week-end, sans pouvoir l'expliquer. Les hommes ayant été victimes d'une commotion sont également deux fois plus touchés que les femmes.