Contingentement : le Cium met le pied dans la porte entrouverte

Le Cium (Comité interuniversitaire des étudiants en médecine) se réjouit de la modification de la clé de répartition annoncée par la commission de planification (lire notre édition de vendredi) qui octroie désormais 44% des numéros Inami à la Fédération Wallonie-Bruxelles pour 2022. De même, l'augmentation globale des numéros par rapport aux années 2019 à 2021 " constitue une première étape nécessaire et primordiale à la révision d'un système du numerus clausus inadéquat, périmé et féodal ".
La politique de restriction des quotas par l'Inami " n'a plus de sens ", selon le Cium. En effet, des études telles que celle du Pr Deliège démontrent que seuls 43% des médecins partant à la retraite dans les dix prochaines années seront remplacés " contre 150% en Flandre ". Or la pénurie touche davantage les communes et hôpitaux francophones, pointent les étudiants.
L'augmentation des quotas est relativement faible mais elle " constitue un message important pour les futurs médecins et la population ".
Toutefois, pour l'organisation étudiante, " il est temps de publier le cadastre dynamique des médecins afin d'ajuster scientifiquement les quotas pour les années post-2023 ". Le cadastre ne serait pas publié " pour des raisons politiques voire communautaristes ". Un manque de transparence que regrette le président du Cium, Quentin Lamelyn.