Une prise en charge précoce des AIT réduirait de moitié le risque d'AVC

L'accident vasculaire cérébral (AVC) est considéré comme une des principales causes de mortalité et, pour les survivants, les séquelles peuvent être redoutables et définitives. Toutefois, repérer les signes avant-coureurs pourrait sauver de nombreux patients. Dans 25 % des cas, l'AVC est en effet précédé d'un accident ischémique transitoire (AIT).
Perte de la parole, trouble de la marche ou de l'équilibre, voire paralysie, ces symptômes cliniques durent moins d'une heure et sont réversibles. Cette fugacité des troubles et leur réversibilité rassurent souvent. Très vite dissipés, ils n'alertent pas toujours les patients. Et c'est là le piège.
" Ces signes avant-coureurs devraient pourtant être traités en urgence car ils sont la fumée précédant l'éruption prochaine d'un volcan ", considère le Pr Pierre Amarenco, coordinateur d'une étude internationale révélatrice.
Une soixantaine de cliniques dédiées à la prise en charge de l'AIT dans 21 pays des cinq continents y ont participé. Entre 2009 et 2011, plus de 4 789 patients ont été suivis, et, au total, 78,4% des patients ont été évalués par des spécialistes de l'AVC dans les 24 heures après l'apparition des symptômes. Résultat : un an après leur AIT, ces personnes prises en charge de façon très précoce ont vu leur risque de survenue d'un AVC chuter à 6,2%, soit une diminution de moitié.